Maison natale de Louis Fréchette
Sur les traces de nos poètes romantiques
dimanche 28 avril 2019 à 15 h
L'Anglicane
31, rue Wolfe, Lévis
Le dimanche 28 avril à 15 h à L’Anglicane se tiendra le spectacle Sur les traces de nos poètes romantiques produit par Via Musique, activité mettant en valeur les grands littéraires du 19e siècle du Québec : Louis Fréchette, Pamphile Le May, Philippe Aubert de Gaspé (père) et William Chapman.

Réservation par téléphone au 418 838-6000 ou via le site langlicane.com

PRIVILÈGE
Pour les Ami.e.s de Louis Fréchette et les bénévoles de la Maison natale de Louis Fréchette
Accompagné d’un comédien-narrateur costumé, d’une chanteuse et de musiciens, ce spectacle alliant anecdotes historiques et littérature sera précédé d’un thé offert par la Société d’histoire de Lévis et réservé aux membres et amis d’organismes impliqués dans la promotion de l’histoire et de la littérature.

À ce titre, les Amis de la Maison natale de Louis Fréchette, de même que ses bénévoles, bénéficieront d’un rabais de 5 $ sur le prix du billet (20 $ au lieu de 25 $) en communiquant directement avec nous au 418 837-4174.

Louis Fréchette, poète romantique
Poète, dramaturge, écrivain et homme politique, est né à St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy (Lévis) au Québec (1839 – 1908).

Bien que son père, entrepreneur, soit analphabète, il étudie sous la tutelle des Frères des écoles chrétiennes. De 1854 à 1860, il fait ses études classiques au Petit séminaire de Québec, au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière puis au séminaire de Nicolet. Déjà en ce temps, il écrit des poèmes avec son premier recueil « Mes loisirs » en 1863 et des dramatiques dont Félix Poutré (1862). Plus tard, il étudie le droit à l’Université Laval.

En 1849, à l’âge de 10 ans, il est témoin de l’exhumation de la cage de Marie-Josephte Corriveau « La Corriveau » découverte par hasard dans une fosse du cimetière de St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy, au côté de l’église St-Joseph (secteur Lauzon à Lévis).

En 1864, il ouvre un cabinet d’avocat, après plusieurs essais infructueux de se faire engager, à Lévis, ville où il fonde aussi deux journaux : Le drapeau de Lévis et La Tribune de Lévis.

Il s’exile à Chicago où il réside de 1866 à 1871 et écrit « La voix d’un exilé ». Un certain nombre de pièces de théâtre qu’il écrit durant cette période sont perdues lors du Grand incendie de Chicago de 1871. Durant cet exil, il se fait employer au Illinois Central Railway.

En 1874, peu après son retour au Québec, il est élu député de Lévis au Parlement d’Ottawa.

Le 10 juillet 1876, Fréchette (âgé de 36 ans) épouse Emma Beaudry, fille d’un riche marchand de Montréal, alors qu’il est député de Lévis. Ils ont cinq enfants. Il retourne à l’écriture à Montréal grâce aussi à un héritage légué par sa tante.

En 1877, il publie à Montréal, son second recueil de poésie intitulé Pêle-mêle.

En 1880, il est le premier Canadien-français à remporter le prix Montyon de l’Académie française pour son recueil de poèmes intitulé Les Fleurs boréales. Il a la chance de rencontrer son idole, Victor Hugo, qui lui accorde une entrevue.

Malheureusement, il est victime d’une campagne de dénigrement de la part de ses ennemis qui l’accablent de critiques sous l’accusation de plagiat. Cette campagne croît sans cesse au fil des ans. Toutefois, un ami, Henri Roullaud n’hésite pas à le défendre des accusations de plagiat portées contre lui par William Chapman (voir Roullaud 1893a et 1893b). Henri Roullaud et Louis Fréchette partageaient cet amour profond pour la langue française.

En 1884, Fréchette devient pour une brève période rédacteur en chef de La Patrie. Il quitte le journal d’Honoré Beaugrand pour protester contre l’opposition du propriétaire à certains chefs libéraux, dont Honoré Mercier. Il s’installe à Nicolet et se retire de la vie publique. Cependant, il participe occasionnellement à des campagnes électorales. Fréchette continue à travailler et publie plusieurs œuvres polémiques.

De 1907 à 1908, il se met en pension, avec son épouse Emma Beaudry à la maison des Sourdes Muettes, rue Saint-Denis à Montréal. Il est le cousin de Jeannette Fréchette.

Le soir du 30 mai 1908, en revenant d’une visite chez son ami le sénateur Laurent-Olivier David, il est foudroyé par une attaque d’apoplexie sur le seuil de la maison des Sourdes Muettes. Il meurt le 31 mai, à l’âge de 68 ans, d’une agonie qui dure vingt-quatre heures. Son corps est transporté à Lévis et il est inhumé dans le cimetière Mont-Marie.

Le 31 mai 1908 décédait Louis Fréchette, un grand Lévisien qui fut pendant un demi-siècle une figure marquante de la vie littéraire, journalistique et politique du Québec et du Canada. Il est né et a grandi dans cette jolie petite maison québécoise du 19e siècle sise au 4385, rue Saint-Laurent et que tous les habitués du Parcours des Anses, piste cyclable longeant le fleuve, connaissent bien.
Réservations/inscriptions
  • Par téléphone au 418 838-6000

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